L'automatisation du séchage:

 

      L'appareil dernièrement conçu pour sécher les algues avec un minimum de manipulations, est constitué d'un tambour, dont les bases octogonales en contre-plaqué supportent en leur centre un solide arbre en acier. Les huit faces sont tendues d'un filet de mailles 10x10mm². L'un de ces cadres est amovible, c'est la porte par laquelle les algues sont tour à tour introduites puis extraites. Un moteur anime ce dispositif devant 4 ventilateurs qui propulsent l'air aspiré du dehors sur les algues, que des pales, disposées aux arêtes à l'intérieur du tambour, brassent continuellement.

      Ce dispositif représente certes un progrès par rapport au séchage traditionnel sur claies, mais plusieurs défauts limitent son efficacité. Ces défauts tiennent principalement à une vitesse de rotation excessive: grâce à un système de démultiplication par pignons récupéré sur un motoculteur et des poulies ad hoc, les 1500 tours minute du moteur d'entraînement sont ramenés à 12 au niveau du tambour, mais c'est encore trop. Les algues qui roulent les unes sur les autres à l'intérieur du tambour ont tendance à s'agglomérer entre elles, tendance qu'une vitesse moins élevée atténuerait.. Ces agglomérats sèchent évidemment moins vite qu'une feuille déployée. De plus les heurts qu'elles subissent les brisent en copeaux qui traversent les mailles du filet. Ces copeaux sont récupérables, mais faute de tomber au même moment, ils sont inégalement secs, et il faut pour finir les passer en étuve, sur des claies.... Un maillage plus fin permettrait de conserver les copeaux à l'intérieur du tambour, mais réduirait la ventilation et ralentirait le séchage. Enfin quelques perfectionnements de détail, concernant l'accouplement entre l'arbre et le tambour, l'ouverture de la porte de chargement... amélioreraient la fiabilité et la commodité de l'ensemble.

Aussi le progrès que ce dispositif , dans son état actuel, représente par rapport au séchage sur claies tient moins dans le gain de productivité qu'il permet- trop de manipulations sont encore nécessaires- que dans la possibilité de sécher des algues assez rapidement même par temps pluvieux (24 Heures maximum). La qualité générale du produit fini s'en trouve améliorée, la preuve en étant cette belle couleur vert foncé des laitues de mer ainsi séchées, alors qu'un séjour sur claies prolongé par un temps humide finit par les décolorer. Ce dispositif étant perfectible, c'est vers cette technique que "La Cuisine aux algues" va s'orienter progressivement, laissant coexister séchage sur claies et séchage en tambour tant que ce dernier dispositif ne sera pas parfaitement au point.


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